Samurai : terme usuel pour désigner un soldat japonais issu des maisons guerrières dans le Japon féodal, dérivé du verbe
saburau qui signifie
'servir' ; la vie du samurai est en effet entièrement tournée vers le service, devant totale obéissance à son seigneur. Le mot
samurai signifie donc
'celui qui sert'.
Ronin : samurai qui n'avait pas de rattachement à un clan ou à un
daimyo (seigneur féodal)
Hatamoto : samourai qui était un vassal direct du shogun.
Cependant, tous les soldats n'étaient pas samurai, ceux-ci étant en quelque sorte des équivalents des chevaliers européens, étant pour la plupart des nobles. Les autres guerriers étaient généralement des paysans, et formaient le fer de lance des armées, on les nomme
ashigaru.
Du bushi au samuraiLe terme
'samurai', mentionné pour la première fois dans un texte du Xème siècle, est largement utilisé dans son sens actuel depuis le début de la
période Edo,
vers 1600. Auparavant, on les désignait par le terme
'bushi'.
On trouve aussi parfois le terme
'buke' : il désigne la noblesse militaire attachée au
bakufu (gouvernement militaire), par opposition aux
kuge, la noblesse de cours attachée à l'empereur. Les buke sont apparus durant
l'ère Kamakura (1185–1333)La naissance des samurai, dans le Japon du
XIIe siècle, représente également la naissance de l'une des incarnations les plus puissantes de l'héroïsme masculin. D'abord initiée comme milice spéciale pour protéger le nord de Honshu, alors menacée par les rebelles, les samourai ont rapidement tiré parti de leur discipline et de leur force de frappe. Leurs maîtres d'armes les pliant à un code d'honneur et de vertus irréprochable, les guerriers samurai ont imposé partout à travers le pays la loi du sabre. Bientôt, les empereurs ont fait appel à leur science du combat ainsi qu'à l'efficacité de leur entraînement pour défendre le royaume. Ces guerriers sont instruits et en temps de paix, ils occupent des fonctions administratives pour le suzerain.
C'est au
XVIIe siècle que le samurai
Taira Shigesuke a rédigé un
code d'honneur du samourai comprenant 47 principes à respecter. Cependant, c'est au
XXe siècle que l'on publia l'ouvrage le plus respecté à titre de code de conduite morale du samourai, le
Hagakure, écrit autour de
1712 par le guerrier
Jocho Yamamoto. Ce que l'on appelle la voie du guerrier (
Bushidô) ou le traditionnel suicide (
Seppuku) pour racheter l'honneur perdu sont des enseignements essentiels dans la pratique du samurai.
L'armure du samurai se composait d'un assemblage de plaques reliées par des lanières de cuir et d'un plastron qui protégeait le corps des assauts adverses. Le guerrier arborait
2 sabres : un plus petit, le
Wakizashi (lequel servait bien souvent à s'enlever la vie pour échapper au déshonneur lors d'un combat) et un plus long, le
Katana, cette épée mythique que les légendes japonaises considèrent comme étant
l'âme du samourai.
Depuis que le Japon s'est ouvert à l'occidentalisation, les samurai ont totalement perdu leurs fonctions premières. Ceux qui n'ont pas renoncé à leur art sont devenus des hommes d'affaires à la tête de cartels puissants ou se sont transformés en guerriers ninja, sans code d'honneur et sans scrupules. La voie du guerrier n'est plus qu'une belle histoire du passé.
* snif *